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Actes de la conférence > Par auteur > Joigneaux Emmanuelle

Mercredi 6
Gestion des risques
2 - Jean-Louis Durville (IFSTTAR) & Thierry Verdel (Géoressources)
› 11:30 - 11:45 (15min)
› Salle 101
Les fontis du val d'Orléans : étude des mécanismes de formation afin d'améliorer la prévision
Jérôme Perrin  1@  , Sylvain Pasquier, Alexis Gutierrez, Damien Salquèbre, Emilie Vanoudheusden, Emmanuelle Joigneaux, Christophe Château, Audrey Guirimand-Dufour, Nevila Jozja, Christian Défarge, Stephane Binet@
1 : Bureau de Recherches Géologiques et Minières, Orléans  (BRGM)
Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM)
3, avenue Claude Guillemin - 45100 Orléans -  France

L'apparition de fontis dans le Val d'Orléans est un phénomène récurrent qui peut avoir des conséquences économiques et sociétales significatives (impactant des secteurs habités et d'activités commerciales, des infrastructures telles que digues, routes, ponts, etc.).

L'origine des fontis est liée à la présence de cavités karstiques dans les calcaires de Beauce situés sous une couverture peu épaisse d'alluvions déposées par la Loire. Deux mécanismes de formation sont envisagés : 1) le soutirage des matériaux de couverture vers les cavités karstiques entraînant la formation d'un vide au sein des alluvions qui va progressivement remonter jusqu'à atteindre la surface ; 2) la rupture du toit d'une cavité karstique suite à une évolution de la taille du vide et/ou des variations de pression hydrostatique et/ou une fragilisation du toit calcaire.

Un site expérimental a été mis en place et instrumenté afin de chercher à préciser les mécanismes évolutifs menant à la rupture. Il comprend trois piézomètres (niveaux d'eau, turbidité) et des inclinomètres en surface.

Les premiers résultats montrent des variations piézométriques pluri-métriques à l'échelle saisonnière et métrique à l'échelle d'une crue ; ces variations sont similaires dans la nappe des alluvions et la nappe karstique avec toutefois un léger déphasage en période de décrue pouvant favoriser le soutirage. La comparaison de la chimie des eaux de la Loire et de la nappe karstique en plusieurs points montre une dissolution très active du calcaire à proximité de la Loire (des pertes de Loire alimentant la nappe karstique). Ce phénomène doit contribuer à une évolution relativement rapide de la taille des cavités karstiques dans ce secteur du Val et donc potentiellement à la rupture du toit de ces cavités.

Les résultats obtenus permettent de progresser sur les pistes de gestion de ce risque géologique (cartographie de l'aléa, méthodologie de surveillance). 


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